Colbie Caillat, The little things
Je passe mes jours à compter et à attendre. Je m'attends à compter pour quelqu'un, et le pire n'est pas tant que c'est désolant mais que c'est tellement convenu. J'écris des romans d'amour qui ne finissent plus, je sais que je n'arriverai jamais à la fin : on n'arrête pas l'amour surtout quand il se couche docile et à la fois tempête dans notre ventre.
Je passe mes jours à compter et à attendre. Je m'attends à compter pour quelqu'un, et le pire n'est pas tant que c'est désolant mais que c'est tellement convenu. J'écris des romans d'amour qui ne finissent plus, je sais que je n'arriverai jamais à la fin : on n'arrête pas l'amour surtout quand il se couche docile et à la fois tempête dans notre ventre.
J'attends toute la journée un appel, quelque chose, j'ai juste un pullover bleu qui ne m'aide pas à passer le temps et une impatience qui gronde et qui monte jusqu'au bout de mes mains en poèmes d'amour. Je relis des romans qui m'ont fait pleurer des marais salant il y a quelques années, je n'arrive plus à mettre la main sur celui de G. Vigneault, Chercher le vent, j'ai dû le prêter je n'en reviens pas. Comme la bibliothèque est rangée trois fois déjà, ça y est elle est rangée, je m'attaque aux souvenirs dans une boîte, A. dans le jaune d'un été tapageur, une photographie de la Creuse où le ciel se renverse dans un ruisseau, c'est très beau et ça n'a aucun sens, une troupe de musiciens ambulants et des clowns et leurs ballons fantastiques au bout d'une ficelle, une correspondance d'une année, l'amour en toutes lettres. Des souvenirs... Je pense à ces petites choses, ces pas grand chose parfois qui font que tout va mieux, vraiment. J'ai des riens plein les mains. Pour ceux qui en veulent, je les jette je les donne je n'en veux plus. C'est trop d'attentes. Je n'en peux plus d'attendre et d'avoir peur.