7 août 2009

'Quand Paris dort...

les volets se ferment
un à un comme une plainte
doucement...
je ne crois pas que ça soit la fin de ce jour
la fin de ce jour qui s’endort à ton flanc

il me reste à surprendre les oiseaux
pendant qu’ils dorment encore
les vois-tu qui se posent sur l’hiver
regarde, les jours tristes

l'ivresse d'un vin blanc
dans un coin de ma peau
c'est chic dirait certain
je ne sais pas
je trouve ça tellement simple

je n’oublie pas qu’il fait froid
j’ai ce verre de rosé
et je peux voir le monde à travers la buée
et je peux voir le monde et le bruit de son sommeil

on n’entend rien
le froid brûle les ailes des oiseaux
je ne veux plus penser à rien
juste sentir le café courir sur ma peau
(peut-être que tu voudras un sucre
quand tu poseras 8 heures sur mon ventre)
5 mots-clés :
je t’aime mon amour
c’est facile
j’ouvre les yeux


mais ce soir

blottie dans le creux de ton manque
je ne veux pas fermer les volets
le monde me berce
peut-être que toi aussi
la toile s’abîme dans les poussières
est-ce qu’elle sera finie un jour
est-ce que je pourrais la finir sans toi
tu vois la Seine
qui coule lentement
comme la poésie d’une gorgée de vin
est-ce que tu peux imaginer

quand les volets se ferment
un à un comme une plainte
doucement...
je ne crois pas que ça soit la fin de ce jour encore
la fin de ce jour qui me met à terre


et c'est simple
oh non ça n'est pas douloureux


Paris dort




chut...'